Vous connaissez certainement, cette fameuse légende qui dit « qu’un chat retombe toujours sur ses pattes ».
À votre avis, est-ce vrai ? Et bien malheureusement NON, un chat ne retombe pas forcément sur ses pattes ou du moins pas sans casse, en témoignent les nombreux accidents de chutes de chat, qui se multiplient avec l’arrivée du printemps et l’ouverture des fenêtres.
Le chat aime aller sur son balcon ou sa fenêtre, pour observer de plus près les oiseaux qui se posent. Mais son instinct de chasseur va prendre le pas et le faire sauter pour les attraper. C’est là que le chat risque de chuter et que l’accident arrive... C’est ce que l’on appelle le syndrome du chat parachutiste (ou hight-rise syndrome en anglais).
La définition scientifique de ce phénomène est la suivante : L’ensemble des lésions consécutives à la chute d’un chat, qu’elle soit accidentelle ou non, de deux étages ou plus. Il en résulte, la plupart du temps, un état de choc et le bilan lésionnel par trois types de lésions les plus courantes : lésions pulmonaires, fractures osseuses et traumatismes de la tête.
Lorsqu'un chat chute d'une grande hauteur, il a effectivement la capacité de se retourner et de se réorienter dans les airs afin de minimiser les dommages à son corps. Grâce à leur système vestibulaire, qui contrôle l'équilibre et la perception de la gravité, les chats peuvent ajuster rapidement leur posture pour retomber sur leurs pattes. Leur remarquable flexibilité de sa colonne vertébrale leur permet également d'absorber l'impact de la chute.
Plusieurs études publiées dans les années 1970 ont permis de décrire la mécanique de la chute et de distinguer trois phases :
La phase de redressement : quelque que soit la position de départ, le chat commence par faire pivoter son corps. La tête amorce le mouvement de rotation et se rétablit en position horizontale normale. Le train antérieur (l’avant), puis le tronc et enfin le train postérieur (l’arrière)
La phase dite de « vol plané » : une fois la vitesse maximale de chute atteinte, le chat se relâche. Ce relâchement entraine une extension des membres vers l’extérieur, créant ainsi un effet parachute, d’où le terme de chat parachutiste
La phase de réception : le chat tend ses pattes à l’approche du sol. Au contact du sol, les membres se fléchissent pour amortir le choc.
On sécurise les fenêtres, balcons et terrasses pour éviter la chute libre. De multiples solutions existent, pour tout budget. Filets de protection, canisses, grillages... Bref tout ce qui peut empêcher votre chat de se faufiler et risquer de chuter. Votre chat pourra ainsi profiter pleinement de son extérieur en toute sécurité !
Pour prévenir le syndrome du chat parachutiste et protéger la sécurité de votre chat, il est recommandé de prendre les mesures suivantes :
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Article écrit par Virginie Molenda, comportementaliste félin et canin. Basée dans l’Oise (60)
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